UN PEU DE TOUT ET BEAUCOUP DE RIEN

 
1ière partie
 
Pensées ? Aphorismes ? Haïkus ?
   
On s'en fout !

 
 



  

Bienvenue chez Moztaire !!!

Je vous invite à parcourir ce que j'appelle mon "sansoupas" Ce qui est pour moi un amas de mots que j'ai assemblés en essayant de leur donner du sens, le mien bien sûr.

Rendu ici, seul votre regard saura les sortir du néant.

Que ce soit
par un regard furtif ou une lecture attentionnée, ce qui importe c'est que vous leurs donniez une vie, même éphémère et que vous leurs portiez un sens ou pas.

Au bout du compte, il ne vous en restera peut-être sans doute que de simples visions fugitives, mais au moins l'instant d'un moment nous aurons peut-être su communiquer.

Ces écrits que j'ai commis au fil du temps, de l'aube de
l'adolescence à hier sont de styles et de formes hétéroclites, naïfs, sombres ou joyeux selon l'humeur du moment.

Cités hors contexte et hors temps, certains peuvent, aujourd'hui, paraître anachroniques, surannés, osten-
tatoires, péremptoires, réducteurs, moralisateurs, catégoriques, impérieux, sermonneurs, paradoxaux, prétentieux, ésotériques, plates, du temps perdu et j'en passe (non pas des meilleurs, mais juste des aussi pires*.
Pour envoyer votre ajout Je l'assume  entièrement.

Notez également qu'il n'y a pas nécessairement d'ordre chronologique.

À vous d'avoir le plaisir de les situer dans le temps.


Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un bon parcours.

Pour une suggestion d'ajout, à condition que ce soit juste une aussi pire, cliquer sur le petit diable


Dernière mise à jour du texte: 11 mai 2019
Création du site et de la mise en page: juin 1998
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Poète, toi, dis-le moi. À quoi rime la poésie?



Le temps est de feu, la vie s'y consume.



Vivre d'azur et d'orage.



Une année qui s'écoule dans une vie est comme une cigarette
qui brûle
dans un cendrier,
elle n'y laisse que des souvenirs, des cendres.



C'est dans la lumière du silence que fleurissent les plus belles pensées,
seule la pensée résiste au silence.



La vie est océan, nul ne peut vraiment atteindre le fond de ses abysses.



J'ai déchiré la lettre, le nom en mille miettes.



Cette musique sent le cuir troué...



À ma droite un Palestinien, à ma gauche un Juif.

La mouche nous tourmentait tous les trois.



Nous sommes prisonniers de la liberté d'autrui.



Qui sait?
 
La mort n'est peut-être qu'un prétexte

pour nous sortir d'une hallucination collective.



La foi n'est pas une conviction cérébrale,

mais plutôt l'accord de tout son être avec l'Infini.




Je cherche un lieu où la lumière est si vaste
que l'ombre n'existe pas.



Il faut aimer ou être prince Mychkine sinon c'est raté.



L'espoir est dans l'impossible.



Mourir une fois, une deuxième fois
puis encore
jusqu'à ce que tu l'aies atteint.



L'idéal limite.



Prendre l'être comme il est dans sa nudité quotidienne

ne pas en faire des chimères.



L'art est le véhicule de la beauté
comme la nature
est celui de la vie
et la vie celui de l'art.



Nous vivons le passé puisque l'avenir se déroule.



La nature chante, les coups de marteau de l'homme y résonnent.



Lorsque les chiens sont lâchés, vous êtes dévorés.



Il faut toujours brûler son encens, tout son encens.



Est-ce que chaque être humain doit porter
sur ses épaules
le fardeau de la bêtise humaine?



Apprendre à vivre, mais aussi et surtout à mourir.



Je suis vide, anéanti,

l'impression d'être un dictionnaire imprimé à l'envers.



Tout ceci est un brouillon de vie projeté sur un écran.



Est-ce que vous savez ce que signifie tuer le temps?

C'est le crime le plus lâche.
L'assassin souffre.



La musique contemporaine est un lac

où il fait parfois bon se baigner sans savoir nager.



L'âme est humaine, le corps est parasite.



L'objet conditionne l'être humain.

Exemple: Pourquoi la coiffure?

Réponse: Le peigne.

Une façon de comprendre l'art?
Peut-être.



Quelle est la part de l'imaginaire dans la mort

et de la mort dans l'imaginaire?



L'être humain est un miroir déformant dans lequel l'univers se réfléchit.



L'idée surgit des mots.



Au nom de l'espace, celui qui glace.



Il jongle avec des mots qui nourrissent ma passion.

Flagrant délit d'écriture délirante.



Je suis une éponge.
 
(cliché "Made in Taïwan")



La communication véritable est un événement conjoncturel.



La vie est un jeu qui se joue entre les murs de notre cerveau.



Apprendre à assumer son "animalitude".



L'unique lunaison lunatique lunaire



Je porte mon reflet dans l'espace-temps qui m'est alloué.



La mémoire émascule le temps.



Une bouteille à la mer, ce geste porte en lui-même sa désespérance.



La dérision du temps qui passe s'inscrit dans les gènes.



Vendredi pascal sur le Mont-Athos



Quel qu'en soit le verbe le discours reste le même.



La musique, un art non signifiant ou à signifiance exponentielle?



Quelle est la part de l'attirance vers le feu dans l'habitude de fumer.



SI SA SOU: langage de la non communication.



J'entends des larmes

sur ses joues coulées
dans le bronze



Derrière chaque porte, y a-t-il un miroir?



Je cherche mon reflet et l'espoir.



Pourquoi vouloir éprouver la résistance au plomb de son temporal?



Prendre une marche dans le désert au soleil couchant.



La douceur tactile des phalanges duvetées.



Subir ou vivre sa folie?
Voilà la question.



Frôler l'abîme de l'irréversibilité.



Le corps d'Ophélie flottant sur les eaux de la lagune...



Feuilleter le catalogue des corps étoilés.



Connaître la beauté inutile des mots,

ou
aller à l'essentiel sans détour.



La liberté c'est avoir le choix de ses liens
et les moyens de les assumer.



Dieu est la somme de l'idée moins la totalité de son concept.
Aimes-tu?
Si oui, dis-le-moi.
J'en ai des masses métriques sinon des masses critiques comme ça.



Attitude + Aptitude = Altitude



Tous les ailleurs sont en nous et nulle part ailleurs.



Vous m'attirez comme la lumière attire l'œil et l'œil  le regard.



Fadaise, fa dièse, fa dodo



Avant l'être humain savait pourquoi il était mortel,

maintenant il ne le sait plus.

Et il trouve ça terriblement injuste.



La forme musicale du quatuor serait la réponse à la quadrature du cercle.



Le couple est une équation à deux inconnus
à laquelle
deux inconnus tentent de trouver une solution commune.



Connaissez-vous une miss Tupperware?

C'est une collectionneuse de contenants vides.



Avant de tuer le temps, il faut bien y penser.

C'est un geste qui est irréversible.

Et c'est le luxe suprême de ceux qui croient pouvoir l'acheter.



La moralité s'arrête là où l'abus et l'exploitation

sous toutes leurs formes commencent.



J'ai un contentieux avec le temps
et ça depuis mon toujours.



L'ombre est avide de lumière.
Elle lui est vitale.



La passion en amour n'est pas nécessairement un point de départ,

mais peut devenir une finalité.



Mais pourquoi faire pleurer les anges?



Compositeur en décomposition



J'aime trop être pour seulement vouloir paraître.
J'aime trop vivre pour seulement vouloir survivre.



À partir du moment où un être est libre,

personne ne peut faire son bonheur, ni son malheur d'ailleurs.



Pour chacun, il y a musique quand
on peut donner
un sens aux sons perçus par ses sens.



Une personne est riche quand elle peut arriver à dire

que tout ce qu'elle possède est en elle-même.



Entendez-vous les murmures du silence?



Tout être humain naît esclave.
À chacun sa longueur de chaîne.
Certains s'y résignent, d'autre pas.
Chaque maillon en moins se mérite, se prend.



La pensée ne devrait pas se confiner aux possibles

mais plutôt s'ouvrir à l'improbable et le transcender.



L'un faisant partie de l'autre,
imaginaire et réel ne s'opposent pas.



Être bien c'est se sentir libre et manger à sa faim.
Être heureux c'est aimer et être aimé.



La Culture ne s'apprend pas,
elle s'absorbe.



Est-ce que parler à un malentendant fait de soi un malentendu?



Faut-il être à tu et à toi avec la mort?

Sa mort?



La Musique est la seule Religion

car elle ne saurait avoir d'autres divinités que la Vie.



Vers quels recoins sombres de la vie m'amenez-vous ?



Capteur de beauté ?



Lumière se doit pour que laideur soit.

Même dans les ténèbres beauté se voit.



Le salon funéraire a beau être bondé,

rien n'empêche qu'on doit se sentir bien seul dans son cercueil.



Le bonheur n'a rien à voir avec le lieu qu'on habite,

mais tout à voir avec l'amour qu'on y trouve.



La fascination de l'improbable exerce sur l'univers

une force d'attraction à laquelle il ne peut résister.



Denses, denses, sont les mots qui dansent,

et cette mort qui ne fait que tarder.



Ne voir qu'avec ses yeux sera toujours ne voir que de loin.



Je n'ai d'avenir que dans l'instant présent,

et cet instant n'est que douleur.



Dès son premier regard, elle m’a ensorcelé
Depuis, je ne vis qu’hébété.



Avant de courir, il faut marcher
Avant de marcher, il faut savoir qu'on a des pieds
sinon on doit ramper




Die Weltanschauung
und
die gottesformel

I = (Ø+∀)


INTELLIGENCE

Instant 0 du Tout (∀)
Dès l’instant où le Vide a fini d’absorber la dernière particule du Tout,
l’instant zéro du Tout se déclenche.

Énergie - Univers Vide (Ø) => Tout (∀)
Matière
Vie
Humanité
Instant 0 du Vide (Ø)
Dès l’instant où le Tout a fini d’absorber la dernière particule du Vide,
l’instant zéro du Vide se déclenche.

Énergie - Univers Tout (∀) => Vide (Ø)
Matière
Vie
Humanité

Selon ce schéma, l'Univers serait un système fini à l'infini
 
et l'Intelligence serait l'ensemble des lois universelles
 
qui régissent les processus des cycles du Tout et du Vide
 
et en maintiennent la constance de la somme.

Intelligence Mathématiques
Énergie - Univers Physique - Astro-physique
Matière Chimie
Vie Biologie
Humanité Médecine - Philosophie - Sciences humaines, Intelligence artificielle …




MA GALERIE



Tableaux provenants de chez Art distribution




Fantaisie astrale
Nathale Lainesse
2005
Huile sur toile
36 X 24

38¾ X 27¾



Voix envoûtante
Noëlline Marineau
2018
Huile sur canevas
24 X  18

26 X 20



Corbeille de sourires
Noëlline Marineau
2017
Huile sur canevas
12 X 10

17½ X 15½




Appel à la solitude
Samuel  Véronneau
2017
Huile sur toile
18 X 18

25½ X 25½




Œil de feu
Nancy Nault
2017
Peinture vitrail, sable,
gel relief sur toile galerie
10 X 24

12 X 26




L'envolée
Luce Lamoureux
2017
Acrylique sur toile
36 X 6

38 X 8





UN PEU DE TOUT ET BEAUCOUP DE RIEN
 
2ième partie : Kürtext und hurtext





À L'OMBRE DE NOUS
RESTERA POUR TOUJOURS
AU NOM DE L'AMOUR
UN GOÛT D'ÉTERNITÉ



J'aime la beauté, j'admire la liberté.
J'admire la beauté, j'aime la liberté.
La beauté libre m'étonne.


Quel est celui qui peut se vanter de savoir
ce que nous faisons dans ce chantier?
Chaque être humain est un maillon: jalon, pion ou régression.
Rares sont les personnes qui arrivent à briser la chaîne.
À vous de choisir. Si vous le pouvez.
 



La Liberté ça n'existe pas.
Il n'y a que des petites libertés que l'on dérobe ici et là.
Certains sont plus habiles, d'autres restent esclaves.
 


Le meilleur est toujours dans l'avenir.
La plupart meurt avant.

Quelques chutes de neige, des rafales,
un rayon de soleil nous passe dans les yeux, jamais entre.

C'est pour demain, c'est si simple demain.
 



La minute éternelle
 
Une feuille s'est détachée.


Deux feuilles seules, isolées, fragiles s'agrippent désespérément à l'arbre froid. Le vent frileux, rusé, les caressent, les cajolent, les enivrent. Elles restent de marbre, d'un marbre de papier feint.

Transies, ayant chacune sa branche, son monde, elles s'ignorent. Elles meurent si doucement, si gentiment, ces feuilles.



VIE D'UN ESPOIR

Sur une colline ensoleillée, au milieu d'une vallée endolorie, dormait un espoir tout défraîchi. Couvé par le feu du soleil, il ressuscita puis s'enflamma.

De tous côtés, il s'étalait, étincelait, illuminait jusqu'au néant des nuits profondes. Son brasier résistait, s'alimentait des cendres voisines, quelques tisons lui brûlaient la chair vive.

Fort, il résistait.

Soudain, le vent souffla, la mer s'éleva. Bientôt, sa flamme s'étiola, suffoqua, expira. Ne laissant sur place qu'une faible et mince lueur, "vivotante", dérisoire telle un lampion. De cet espoir, ne reste plus qu'une ombre informe au mur de l'océan.



QUELLE TEMPÉRATURE!

Mon crayon est neuf, pourquoi l'user? C'est la loi de l'usure et du rendement. Tulipe, odeur de magnésium, l'Arlésienne chemin moisi. Souffle court, cerveau mince + cœur petit ? Grande musique. Il courait de nuage en nuage puis enfourcha une sauterelle. Arrivera-t-il jusqu'à Myra? Météo : pluie de météorites intermittente durant cette année-lumière. Prends ton imper pour ne pas te geler les pieds pourtant tous doivent geler un jour ou l'autre. C'est son langage, il vient de Charabie pour courir dansons, c'est beaucoup plus hygiénique. Masculin-Féminin trop creux, Godard trop pieux. Pauvre Molière, quel génie, quelle canaille. Il faut pourtant courir j'ai les ongles verts. L'arbre est bleu de bonheur, et pourtant sa chevelure trempe dans un bain de chlorophylle. C'est troublant! Quand démystifierons-nous la santé des éléphants blancs? Pourquoi cette couleur de ciel morne et triste? Pourquoi cette lugubre journée vernale? Enlevons la brique qui supporte la montagne et le volcan crachera des fleurs de sucre. Il construira un taudis sur le bord de la Méditerranos. Il sera délivré du fléau des fourmis sans cœur et ayant le cerveau enflé jusqu'aux poumons.

Vous baissez Monsieur Cardiogramme!



MES MAUVAIS RÊVES - MES MAUVAIS YEUX

 
Sur le haut de la montagne,
Un éléphant appelait sa compagne.
Une tache grise apparaît.
Qu'est-ce que c'est?
Mon amie qui court à se rompre?
Non une souris! Ah! Quelle trompe.



MA MAUVAISE MÉMOIRE

OU

MÉMOIRE DE L'ÉLÉPHANT AUX MAUVAIS YEUX

J'ai oublié
mes souliers.
Oh! Mes pieds.

J'ai oublié
mon rêve.
Ah! Quelle trêve.

J'ai oublié
de mettre ma chemise.
Eh! Quelle bêtise.

J'ai oublié
de regarder l'heure.
Ah! Quelle peur.

J'ai oublié
d'éteindre le feu.
Oh! Comme c'est heureux.

J'ai oublié
il est tard.
Maintenant je m'endors.



Brûler la vie et s'en réchauffer les mains



Feu de joie


Feu de ripaille

Tout est toi

Dans la bataille




L'onde ondoie ce que la paille pâlit de la touche ce qu'elle touche. L'ombre s'écarte, s'éparpille, s'évanouit, s'anéantit.
Le soleil projette, enlace, comble, triomphe.

L'eau ondule, frémit______ se noie.
Le feu ondule, frémit_____ se consume.

 


Comme il est beau, Émile, ton vers.
Comme il est doux, Émile, ton vers.
Et pourtant, qu'est-ce qu'ils en font?

 Des chimères!


Information et consommation
Grandeur et décadence du 20e siècle

21e = ???

 


L'objet conditionne l'être humain.

 Exemple: Pourquoi la coiffure?

Réponse: Le peigne.

Une façon de comprendre l'art? Peut-être.




À LA RECHERCHE DU FIL PERDU

L'espace-temps s'effrite, s'anéantit dans l'imaginaire.

 Aimer, communiquer, savoir.

Être, faire, avoir.

Espace-temps, Énergie, Matière.

Raison, instinct, émotion.

Emmuré dans cette quatrième dimension obsédante,

l'imaginaire devient-il le seul moyen de s'en libérer?



L'infini est à l'espace ce que l'éternité est au temps,

mais qu'en est-il de cette quatrième dimension

qu'est le rapport espace-temps?

L'infernité peut-être?

Et l'infernité serait la somme de

l'énergie, de la matière et de l'espace-temps.


 
L'absolu est une vue de l'esprit aussi essentielle que fugace et éphémère. Il a un commencement, il a une fin. Ses seules limites sont définies par l'espace-temps. Le principe absolu le plus durable serait la nature, par extension, l'univers. Accorder sa vie au diapason de la nature, seule façon d'acquérir une part de cet absolu.
 
Qui que l'on soit, quoi que l'on fasse on est toujours tributaire de son image car la majorité des gens s'en tiennent à une vision superficielle de la réalité objective afin de mieux la "subjectiviser".

 
Tout le monde détient sa part de vérité sur tout et sur rien et la réalité sera toujours une représentation subjective de l'ensemble de ces différentes vérités.

 
Les seules concessions à la vie auxquelles je me résigne s'inscrivent dans les coordonnées du rapport espace-temps.


Les mots sont bipolaires comme des aimants.

Un mot attire le suivant.

 Oui, mais gare à celui qui se présente du mauvais bout,

il est immédiatement repoussé.



J'ai trouvé ma signifiance dans le doute et l'interrogation.

État transitoire?

Peut-être?

Encore là, sans doute une affirmation gratuite.



Un jour, à quelqu'un qui me disait
qu'il avait connu les horreurs de la guerre, lui.
J'ai répondu:
« Et moi, Monsieur, je connais les horreurs de la paix et ça me suffit. »
 



Faire semblant de rire, de pleurer, de faire,

d'avoir, d'être, de vivre même.

La seule chose qu'on ne peut feindre c'est de mourir.


À moins de s'appeler...




Beethoven explore le macrocosme et Schubert le microcosme.

Ils sont les deux versants d'une même montagne.

L'un est abrupt et l'autre a été aplani par le passage des glaciers.


Mes champs d'intérêts vont du microcosme au macrocosme. Le

détail n'a d'importance que s'il me permet de mieux cerner

l'essentiel d'un objet, d'une idée, d'un être ou de l'univers dans

sa globalité.

Cependant il n'est pas tant de tout savoir, comme il est de

savoir l'essentiel. Cette pensée porte en elle-même l'idée

qu'elle sous-tend.

L'animal sait de façon innée ce qu'est l'essentiel de sa condition

animale, mais l'être humain, lui, doit constamment tout

remettre en cause, en perspective, afin de bien cerner ce qu'est

cet essentiel.

L'espèce humaine serait-elle la seule à se transmettre de

l'information inutile à sa survie?



ANALYSE DE MA GRILLE D'ANALYSE


Afin d'analyser une situation, je pars presque toujours d'un

extrait vécu tiré de la réalité objective. Pour ce faire, il m'arrive

parfois de faire remonter avec moi une personne dans

l'espace-temps afin qu'elle se retrouve, avec moi, au lieu et au

moment précis où le fait que j'évoque s'est produit. À partir de

là, j'essaie de retrouver la vérité de chacun des participants qui

a produit ce fait afin de pouvoir décoder l'information, de

l'analyser et de la comprendre.



L'IMAGE CETTE SACRO-SAINTE IMAGE

La seule image dont je me préoccupe c'est celle de mes

paysages intérieurs, l'image que seuls ceux qui ont de l'âme

sont capables de déceler. Le reste, je laisse ça à ceux pour qui

seules les apparences comptent.

En général, les problèmes de relations humaines découlent du

fait que ce n'est pas la personne réelle que l'on a devant soi qui

compte mais plutôt l'image que l'on en a et surtout celle que

l'on voudrait bien qu'elle ait. Plus l'autre résiste à faire sienne

l'image que l'on en attend, plus le fossé s'élargit.

Le réel est une image blanche et composite faite de multiples

vérités grandes et petites, avouées et inavouées, convergentes

et contradictoires. Et plus ces vérités se côtoient, se

confrontent, s'entrechoquent, et s'opposent même, plus elles

finissent par se lier intimement allant jusqu'à se confondre et

devenir parfois un immense trou noir au cœur de l'âme,

l'antimatière du réel, ce que certains appellent le néant.

Il ne suffit pas de regarder bleu pour voir bleu, rouge pour voir

rouge, noir pour voir noir...



Première impression

Délire contrôlé du verbe ou délire du verbe contrôlé

Second regard

Après avoir creusé un peu la surface du paysage au-delà donc

du formalisme et de cette volonté d'exprimer la modernité je

découvre derrière chaque mot l'être appelant l'écho qui fuit

dénonçant la dérision du temps qui passe proposant l'anarchie

au cœur du mot saigné à blanc je communie et partage

l'illusion puisque parler simplement c'est ne rien dire.



Est-ce que les nuages appartiennent

au soleil, au ciel, à la terre, à l'être humain?

Ils n'appartiennent à personne,

le privilège d'en disposer n'est accordé qu'aux poètes.



La  pire des antithèses que j'ai vécues s'est passée dans une situation où je me sentais complètement prisonnier et puis j'ai eu tout à coup au même moment une conscience absolue de l'Univers dans son intégralité.



Je n'ai rien d'autre à déclarer que j'ai mal à ma peau trop acide qui bloque cette fine neige douce tombe comme une suie blanche sur la ville éperdue de rire morne à s'en creuser des rides trop saillantes pour le calendrier qui gît sur le mur affalé contre un arbre surgit dans la nuit du pigeon d'airain à la barbe trop absconse.



Prête-moi ton œil

Que je vois ce que tu vois
 

Prête-moi ton pas

Que je marche ce que tu marches 

Prête-moi ton être

Que je sois ce que tu es
 

Prête-moi tout

Car je veux te savoir



FOETUSSERIE


(Cri d'un moins que né aux plus que morts)

Les uns crèvent de faim,

les autres n'en voient plus la fin.

Malheurs du monde je vous honnis.

Vous êtes le reflet que l'homme se construit.

Hors du temps, hors de l'espace,

cent fois j'oublie, cent fois reviennent

ces mêmes horreurs, ces mêmes regards.

Vertèbres d'acier, cerveaux codifiés.

L'animal mutant sclérosé

persiste à respirer cet air souillé

qu'il conserve avec tant de difficultés.

Hors du temps, hors de l'espace,

cent fois je cris,

cent fois ma peur.

Abîmes, abysses je vous connais.

Abîmes, abysses je vous fuyais.

Jusqu'au jour où j'ai compris

que de vos profondeurs surgit la vie.

Hors du temps, hors de l'espace,

cent fois je ris,

cent fois je pleure.

Hors du temps, hors de l'espace,

cent fois je vis, cent fois je meurs.




LES MOTS LIQUIDES

Seul sur la plage

j'écris sur le sable

la vague silencieuse

emporte avec elle

les mots fondus

devenus liquides



L'ÂME CANCÉRIGÈNE CONTEMPLANT SON REFLET


Attention! Je suis vénéneux.

Lorsque tu auras goûté une fois, une seule fois de la

substance de mon âme, tu ne voudras plus que mourir,

recommencer et mourir.

Ton âme, ta belle âme, ne sera plus que lambeaux, amas de

cellules
inertes trouées comme autant de maillons formant

tes chaînes
.

(Cette belle âme, ici, étant la mienne, alors que personne ne se sente visé)


BIOSYNCRÉTINISME TRANSITOIRE


Lorsque le docteur Faust s'extasie devant Bo Derek, c'est une

parcelle d'éternité qu'il voudrait arracher au temps.

Elle symbolise l'éternel féminin pour une période donnée; la

perfection dans la beauté plastique étant éphémère, bien sûr,

une autre, un jour, la remplacera.

Cependant la beauté de l'âme persiste le temps d'une vie,

parfois au-delà. Durable et profonde mais combien rare.

Elle doit être l'objet d'une quête insatiable. Recherche qui

demeure le plus souvent stérile car même Méphisto n'y peut

rien.


DE L'UTOPIE ET POURQUOI PAS?

L'utopie c'est d'élaborer des systèmes sociopolitiques qui

pourraient procurer liberté et bonheur pour tous.

Ces deux concepts abstraits n'existent pas sans l'individu car ce

sont des vues de l'esprit. Autant d'individus autant de vues.

Chacun croit avoir la solution pour régler le problème de son

existence par conséquent celui de son voisin d'où l'impossibilité

de régler le problème de l'ensemble.


ÉPIGRAMME À LUTION

Réflexion temporaine et content ablative

tant morale que temporelle pourtant conne...

J'ai froid, j'ai froid, j'ai froid à ma tête froide.

(refrain)

Je coupe la tête froide ou

je ferme la fenêtre?

Si je coupe cette tête froide,

la fenêtre reste ouverte.

Mais si je ferme la fenêtre,

je garde la tête froide. (bis)

Épilogue

Il n'y a plus de têtes froides et la fenêtre est encore ouverte.

Vent glacial tu me fais suer.

Ah! Quel sot LUTION!?



COURT PROPOS SUR LA DYNAMIQUE DES IDÉES


Je n'ai que faire d'une collection de papillons. La beauté du

papillon, on la porte en soi. L'idée même de la beauté m'importe

plus que le beau papillon épinglé dans un écrin. Il ne m'est pas

nécessaire de m'approprier, de figer dans le temps, une chose

pour en percevoir toute la beauté. Car, tôt ou tard, au hasard

du temps, la beauté se manifeste et cet instant privilégié,

j'essaie de le vivre intensément.

L'idée de cette beauté mobile se déplaçant beaucoup plus dans

le temps que dans l'espace me fascine. Ce concept des plus

volatiles est trop fragile pour être épinglé à jamais sur la trame

du temps.


DE LA PAROLE AU SILENCE...

De même que la vie est un complément à l'éternité et la mort
son contraire, la musique est, elle, un complément au silence
et le bruit son contraire.

Ainsi la parole peut parfois devenir musique, mais plus souvent hélas est-elle bruit.



FACÉTIE COSMIQUE

Si l'univers est en expansion, c'est donc que nous allons de

l'avant à  la fois dans le temps et dans l'espace. Et, étant donné

que nous progressons dans le rien absolu, il n'y a donc pas de

risques de collision. Puis les aiguilles, elles, tournent dans le

sens, heu, dans le sens des aiguilles quoi!

Cependant, si jamais l'univers commençait à se contracter,

est-ce que nous irions de l'arrière tant dans le temps que dans

l'espace? Si oui, alors les risques de collision seraient toujours de

plus en plus grandissants. Nous devrions être en mesure par

contre de prévoir le moment de ces collisions. Mais encore là

les aiguilles, elles, est-ce qu'elles se mettraient à tourner dans le

sens inverse?


Voilà la vraie question.




UN ANGE PASSE

Tiens, un ange passe. Tout à coup, c'est le silence. Tout à coup,

tout  à coup, comme si le silence pouvait arriver tout à coup. Il

me semble que si on est le moindrement attentif, on peut sentir

venir ce silence, on peut l'entendre s'immiscer graduellement,

subtilement. Oh! évidemment ce n'est pas long, une fraction de

seconde, une seconde peut-être, tout au plus. La prochaine fois

que vous assisterez au passage d'un ange, essayez de

reconstituer la fraction de seconde qui l'a précédé en la

repassant au ralenti et en la décortiquant. Vous verrez cela

peut devenir un exercice fascinant si vous jouez bien le jeu.

Il y a aussi l'après silence. Avez-vous pensé à toutes les

variantes possibles et imaginables de rompre cet instant de

silence.

Avez-vous songé également à toutes les émotions, les idées qui

peuvent naître et mourir pendant ce moment où le temps

semble suspendu. Je dis bien semble, car le temps n'est jamais

réellement suspendu.


O temps! Suspend ton vol, avait pourtant écrit Lamartine.



DE L'ATTRACTION DU TROU NOIR

Écrire, peut être un simple jeu de l'esprit. On écrit, on se lit et

se relit. Et à chaque lecture on découvre les idées qui se

cachent derrière les différents assemblages de mots que l'on a

formés. Et on change les mots, on les inverse, on les fait

permuter jusqu'à ce que l'on trouve l'amalgame qui illustre le

mieux l'idée que l'on veut finalement communiquer.


Qu'en reste-t-il? Du vent! Bien souvent, que du vent. Car ces

différentes mutations de texte ressemblent plutôt à un ciel

dont les nuages sont constamment transformés par le vent.

Écrire, c'est aussi, peut-être, vouloir tenter de marquer son

propre espace-temps. Écrire est surtout plus qu'un jeu, que ce

soit devant une feuille blanche ou un écran noir, il y a là,

souvent l'angoissante attirance du gouffre, celle que

ressentirait un voyageur de l'espace à l'approche d'un trou

noir. Car écrire, c'est peut-être, aussi, vouloir succomber au

vertige de l'attrait du vide, se sentir en chute libre vers l'infini,

mu par une force qui nous fait échapper à l'attraction terrestre

jusqu'à ce que le passage d'un quelconque événement nous

prenne soudainement au piège de sa gravité.

Mais, écrire c'est, peut-être, surtout et avant tout seulement

vouloir désespérément combler le gouffre noir de la page

blanche ou de l'écran noir que l'on trouve devant soi par son

gouffre intérieur.

(Et puis ils arrivent et tout bascule, tout redevient banal, terne,

insipide, l'instant magique s'évanouit brusquement.)




DE LA SOLITUDE DU GRAIN DE SABLE ENFOUI DANS SON DÉSERT

Un grain de sable attendait depuis longtemps le moment

propice
pour basculer dans l'engrenage. Voilà que l'heure

sonne, il va sauter. Il saute. Mais tout à coup, le vent s'élève et

l'emporte avec une multitude de ses semblables.

Le vent apaisé, le grain de sable retombe doucement puis

d'autres par-dessus lui. Une fois de plus enfoui, confondu, il

attendra.


LE VOLEUR D'ÂME

À Giselle qui, lors des noces de Stéphane, se demandait

pourquoi je fuyais toujours autant l'œil de l'appareil-photo,

voilà ce que, en des circonstances plus propices, j'aurais voulu

lui répondre : « Une photo de soi ne laissera toujours que de

pauvres traces et ne sera jamais plus que le pâle reflet d'une

certaine réalité de sa propre incarnation. Et ce reflet sera, lui,

soumis dorénavant à toutes les interprétations subjectives qui,

hélas, n'arriveront jamais à définir l'âme dont nous sommes

animés.
»

Ou en d'autres mots à celui qui écrit sur une auto sale :


« LAVE-MOI »


On devrait pouvoir répondre :


« PIS TON DOIGT LUI?»



Attitude + Aptitude = Altitude



Fixation2

J'observe une personne assise qui en fixe une autre par

l'embrasure d'une porte. La personne fixée vexée se lasse et va

fermer la porte. Puis, arrive une autre personne qui ouvre la

porte, tend le bras à la personne qui fixait et l'aide à se lever et

à sortir. La personne fixée vexée se tourne vers moi et me dit:

« Ah ben maudit! Elle est aveugle en plus. »



Notre belle Pauline

J'entends :

« Pauline Julien, morte le 1er octobre 1998 à l'âge de 70 ans. »

Je comprends : Octobre 70.

Pour ne pas qu'on oublie. Elle nous dit: un arbre c'est la vie,

son écorce c'est l'amour, cet amour c'est l'espoir. Qu'arrive-t-il

à l'arbre qui essaie de vivre sans écorce, sans amour, sans

espoir? Atteint dans sa chair vive, résigné, il endure et attend la

fin. Ou alors, il se saborde avant que le mal n'atteigne ses

racines.

Elle a attendu. Oui, elle a attendu. Elle a juste attendu le

moment propice. Le moment qui donnerait un sens à sa fin. Elle

n'a pas voulu laisser seule la vie déterminer. Lorsqu'il n'est plus

possible de donner un sens à sa vie, la seule liberté qu'il nous

reste c'est de donner un sens à sa mort. Elle n'a pas voulu y

ajouter un octobre de plus. Elle a choisi l'honneur, elle a choisi

la liberté.


Salut Pauline! Belle Pauline, mère Courage.



Adieu la noire!


Une corneille répond toujour, même à son écho.

Son écho, sans fin, sans fins.

Comme c'est bizarre le s de la fin de toujours s'est déplacé

à la fin de la phrase, une phrase pourtant sans fins.

Va belle corneille, prends ton envol.

Prends ton envol et VIT.

Adieu la noire!


COURT PROPOS SUR UN PRESSE-PAPIERS NOMMÉ

SHAMBALAH

S'inspirer de l'idée d'un lieu mythique comme le Shambalah

pour faire un objet utilitaire comme un presse-papiers: est-ce

de la récupération mercantile, une appropriation sacrilège ou

tout simplement la production d'un bel objet?

Objet utilitaire, objet symbolique ou objet d'art?

La réponse se cache-t-elle derrière l'intention du créateur, du

fabricant ou de l'acheteur?

La quête de l'absolu.


Le Graal une variante occidentale?

Le Shambalah, une variante orientale?

Valeurs symboliques de certaines émanations des pensées

extrêmes: mondialisation, intégrismes religieux. Comment

interpréter cette préoccupation médiatique outrancière

accordée aux marchés boursiers, à la destruction généralisée

de troupeaux entiers, à la destruction par les Talibans

des Bouddhas géants. Quels sont les liens à tisser entre tout

ça?

Vivons-nous sur les cendres du passé?


La mondialisation (technologique), la globalisation

(économique) et l'individuation collective des nations, sociétés,

communautés sont les trois
mamelles de ...

OUPS !!!



Vaut-il mieux assumer ses paradoxes?

Les questions sont-elles plus importantes que les réponses?

Les questions sont souvent définitives,

les réponses le sont-elles moins?



RÊVES OU MAUVAIS RÊVE


Pastiche sur un mode ancien avec anachronismes obligés,
en si mineur, pour voix intérieure (seule ou en duo)
sur un rythme de rap

Deux jours de toi un lourd silence,
Et bientôt me voilà tout en transe.
À l'attente d'une simple réponse,
Dans l'abîme, mon âme s'enfonce.

Dès lors, me viennent à l'esprit
Si folles questions
Puis tant de doutes aussi
Toujours des plus profonds.

Serait-ce une mise au ban?
Me serais-je mis les pieds dedans?
Sans le savoir, commis affront,
Dont je devrais implorer pardon.

Oh! Dans ce silence, jamais ne faut me laisse,
Pour que je sache toujours là où le bât blesse.
Tout ce bagage, tous ces acquis, communication, psychologie,
Pour moi toujours seront appuis.

Que l'on me veuille, je ne peux croire
Aussi contrit, tenu au noir.
Passer ainsi de communion,
À si injuste extrême-onction.

Dès lors, seul et sans espoir,
Tout est pour moi sans rémission.
Un sacrifice, pour qui sait y voir,
Sur l'autel de l'individuation.

Yo!



ADIEU À CALYPSO


La croisière s'amuse.
Je n'ai pu que plonger.
Attiré par la muse,
Suis vaguement remonté.

Embrouillé par tant d'eau,
J'ai cru voir un îlot.
Hélas! c'est un mirage.
Suis fin seul, sans rivage.




AMOUR, OÙ ES-TU?

Arriverais-je seulement, un jour,
à te savoir, à te connaître, à te rejoindre?

Pourquoi ces masques, tous ces masques?

Ces masques qui se superposent, se succèdent, s'enchevêtrent,
comme autant de nuages dont le ciel sait, lui, si bien se parer.

Est-ce donc l'amour qui fuit, qui fuit l'amour?

Là-bas... là-bas... l'amour...



Né en -  Mort en -

Un jour, l'homme créa Dieu.
Puis, peu à peu, il Lui céda l'espace, tout l'espace.

Alors, l'homme suffoquant n'eut d'autres choix pour survivre
que de détruire sa créature.

Puis, un jour, l'homme, créa Surhomme.
Et celui-ci, à son tour, commença à exiger de l'espace,
toujours plus d'espace, bientôt tout l'espace.

Alors, l'homme suffoquant, une fois de plus,
n'aura d'autres choix pour survivre
de détruire si tant parfaite créature.

Puis, il la remplacera, la remplacera par qui, la remplacera par quoi?
Qui sait? Peut-être, un jour, par lui-même, tout simplement lui.

Ou encore, peut-être, le remplacera-t-il par le néant,
tout simplement néant.

NB : Le vocable « homme », bien sûr, est pris ici dans un sens occidentalocentriste.


Quelques pistes de réflexion sur les temps qui courent


L'attirance de l'Extrême

Aujourd'hui pour avoir un quelconque intérêt médiatique on dirait que tout se doit d'être extrême. Les médias se veulent le creuset de notre pensée tant collective qu'individuelle. Même penser devient une activité extrême qui n'apparaît plus à certains comme étant encore accessible ou même nécessaire car celle-ci n'est qu'un objet de consommation de plus et devient rapidement jetable après usage (pourtant si peu usagée). Mais qu'importe, après tout ne faisons-nous pas partie d'une société d'abondance. La société nous déresponsabilise de plus en plus de tout et ça rend le malheur confortable.

  • Déséquilibre des droits et privilèges de l'individu en regard de ses responsabilités.

  • « Antagonisation » de l'Individu face à sa collectivité (société).

  • Dépersonnalisation des rapports sociaux.

  • Nivellement par le bas, dévalorisation et rejet de l'effort intellectuel.

Que je me permets de commenter de cette façon plutôt simpliste, j'en conviens :

La préséance de l'Individu au détriment de la collectivité (société) est un legs de P.E.T. et de sa Charte. L'idée de départ était tout à fait louable, sauf que cela aurait dû aussi être assorti de son complément que sont les devoirs et responsabilité de l'individu envers lui-même et sa collectivité. Sur la déresponsabilisation de l'individu et l'acceptation comme mode de vie de la « judiciarisation » et de la réglementation de la protection, de la sécurité et du bien-être physique des individus. Je dirais que l'avoir escamoté, nous a mené à une situation où le vide créé a permis à certains d'en profiter pour imposer leurs solutions conservatrices et rétrogrades. Là (en occident) où le ressac se fait le plus visible, c'est évidemment chez nos voisins du sud chez qui on assiste à une montée de l'intégrisme religieux et à son appropriation lente et pernicieuse du pouvoir politique. Le lendemain de l'élection présidentielle américaine de Georges W. Bush, j'ai entendu à la télé, un journaliste américain commenter la victoire de Bush, en disant que le peuple américain l'avait élu, bien sûr, parce qu'il reconnaissait en lui un chef de guerre, mais surtout parce qu'il représentait à leurs yeux le protecteur idéal des valeurs morales américaines. Que ce résultat était donc la victoire du monde ordinaire sur l'élite intellectuelle que le peuple avait en sainte horreur (sic).

Concernant la valorisation de l'expression du moi. Je dirais qu'elle se manifeste surtout à travers le choix d'activités culturelles et sociales qui tendent à exclure les autres comme entité et comme collectivité. Certains sont déjà énumérés dans le texte. Aussi par le choix de loisirs, d'activités sportives qui se doivent aujourd'hui d'être extrêmes autant que possibles car plus on va à l'extrémité d'une chose, plus le nombre de participants se voit réduit, plus on exclut, plus cela est valorisant.

Chacun choisit ses priorités, certains préfèrent l'élévation du corps, d'autres l'élévation de l'esprit, de l'âme, de l'être.

Tout est une question de priorité et de choix de mode de vie.

NB:

En relisant ce texte après plusieurs années, je me rends

compte
que j'ai omis entre autres de parler "du peuple" qui

se réfugie dans
l'assistance  des sports de masse.Et aussi

qu'on ne peut
s'empêcher d'établir un  parallèle  avec

l'arrivée au pouvoir de
Trump.



(Je n'attache aucune connotation péjorative au vocable peuple car

c'est une fierté pour moi d'en faire partie.)


 
Chacun choisit ses priorités, certains préfèrent l'élévation du
corps, d'autres l'élévation de l'esprit, de l'âme, de l'être. Tout est une question de priorité et de choix de mode de vie.


Puisqu'on a déjà tout vu, tout entendu.

Il y a à peine 80 ans, Dracula était une

créature sortie de l'imaginaire d'un auteur.

Aujourd'hui, il court les rues et plus personne n'y prête attention.



Démocratie ? Vous-avez dit démocratie ?

Le pouvoir est aux rats.   Mais, où se cachent-ils donc ? Nulle part

ailleurs qu'entre les murs du temple. Murs de notre indifférence et

de notre lâcheté qu'entraîne et entretient notre conditionnement

servile. Nul recoin n'est envahi par ces marchands de factice qu'ils

nous veulent prendre pour réalité, notre réalité. Ils y réussissent si

bien et en croulent même, les pauvres, sous nos louanges, notre

admiration et notre respect.


Allons tous, en chœur et avec cœur : Encore, encore !!!


(Suite à un sondage paru dans La Presse en juin 2006 qui

demandait à quels représentants d'un domaine d'activités de la

société les gens faisaient le moins confiance. Parmi ceux-ci, il y

avait entre autres: journalistes, politiciens, avocats, juges, etc.

Et ce sont les dirigeants des grandes entreprises

(banques, multinationales, etc...) qui ont reçu le plus la

faveur populaire)




Il n'y a plus de maîtres à penser.  


Il n'y a que des maîtres à dépenser, à  déstructurer, à désinformer.  

Il ne reste presque plus que ces maîtres et leurs esclaves

et de moins en moins d'affranchis.



Tant de beauté à la limite du soutenable fait mal

Tant de beauté atteint le sacré

Ce sacré n'a rien à voir avec la foi
mais tout à voir avec la Beauté

Une communion atavique avec l'Infini

De cet atavisme originel insidieux cordon ombilical de l’espèce


(Après avoir vu et entendu Bernstein dirigé le dernier mouvement de la 2e symphonie de Mahler)



Une simple question de pommes?


Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi certains Québécois

tombent presque dans les pommes quand des Français utilisent des

expressions calqués littéralement sur la langue anglaise.

Je vous propose cette petite allégorie pour illustrer la compréhension

que j'en ai.


Les Québécois ressentent un peu ça comme s'il voyait  quelqu'un qui

aurait un immense panier de pommes et qui pensant que son  verger

est inépuisable, s'amuserait à les lancer aux cochons. Alors que lui a

toutes les misères du monde à préserver le peu de pommes qui lui

restent.



RÉDEMPTION

c


esseulé dans une solitude surpeuplée

perdu en perdition en temps perdu à temps plein

le temps est venu d'en finir avec le temps

au bout du rouleau compresseur
je me laisse immoler compressé d'en finir

sans pouvoir je n'y peux rien
désolant pas désolé


 
Régime universel


Vous savez, j'ai perdu 12 kilos. Et comme on dit que rien ne

se perd et rien ne se crée, je me demande où sont passées ces

12 kilos. Et si c'était une autre personne qui avait dû les

récupérer pour ne pas faire mentir cette loi de la physique

universelle. Rien que d'y penser, je me sens coupable.

Par contre, quand je réfléchis et que je vois combien cette perte

de poids a changé mon rapport à l'Univers. Wow !!! Je me sens

déjà beaucoup mieux. Y avez-vous pensé ? 12 kilos de moins

face au poids de l'Univers. Non, mais ce n'est pas rien.

Tiens, je réfléchis encore. Tellement fort, que je crois bien avoir

perdu quelques grammes. Je crois maintenant plutôt que ce

sont les autres qui me trouvent plus en proportion avec le reste

de l'Univers.

Dérision ? Bien sûr.

C'est curieux ça combien ce genre de disproportion de soi avec

le reste de l'Univers peut déranger et même en agresser

certains.

Chacun à sa propre conscience du rapport de l'individu à

l'Univers.


Est-il si difficile de relativiser sa perception de l'autre par

rapport au reste de l'Univers?

Les religions, puis par la suite, la science ont graduellement

amenuisé chez l'individu, non son entendement, mais son

questionnement intuitif sur son rapport à l'Univers, son sens du

"Sacré" en lui offrant des réponses toutes faites.


J'ai regagné ces 12 kilos depuis en plus des intérêts Alors, si vous

avez l'impression que votre rapport à l'univers a changé. J'en suis

en partie responsable. Et j'en suis désolé.


Heureusement l'Art, mais il n'est pas tout.



L'être humain doit obligatoirement mourir

pour devenir bien relativement immortel



La durée bien relative de l'immortalité m'ayant toujours ennuyé,

je lui ai toujours préféré l'intemporalité



Si je crois en une puissance divine?

Heu, ça dépend de l'heure et ce n'est jamais à la même heure.



Tout être humain naît esclave. À chacun sa longueur de chaîne.

Certains s'y résignent, d'autre pas.

Chaque maillon en moins se mérite, se prend.

Ceci vaut aussi pour toutes collectivités



L'instant d'un moment
Un si court moment

D'un grand tumulte
Le corps exulte

Pendant ce temps
Tout doucement Si doucement

L'âme se déverse
À l'infini
Dans l'océan

Qu'est le néant




Une nation c'est un peuple qui s'accorde le privilège et qui acquiert le

mérite et le droit de gérer un territoire bien défini de la planète

lui permettant de favoriser et de protéger la part de culture et

d'humanité qu'elle génère et qui lui devient intrinsèque.  


Du même souffle, cette même nation acquiert également la

responsabilité de favoriser et de protéger l'équilibre écologique de ce

territoire qui lui est confié.



Pragmatisme et quête d'absolu sont-ils des concepts irrémédiablement

antinomiques et impossibles à intégrer dans une même vie? Ce choix

nous appartient-il vraiment? Ou n'appartient-il tout simplement pas à ce

que chacun contemple comme étant son absolu. Et l'équilibre entre les

deux ne tient-il pas à ce que chacun considère comme étant convenable,

acceptable pour soi, donc propre à être intégrer dans sa propre vie.



Si votre Dieu est tel que vous le dites,

Il ne vous laisserait pas faire ce que vous  faites.

Encore moins en son Nom.



Quand je m'adresse à Dieu, je commence toujours en disant :

À qui de droit.

Comment arrive-t-Il alors à savoir que c'est à Lui que je m'adresse?


Et puis, comment Dieu arrive-t-Il à avoir conscience qu'Il Est DIEU.

Seulement en ayant conscience d'être?



Une vie de rêves


Rêverie onirique*

Si j'étais cinéaste, pour les effets spéciaux de mes films, je choisirais le créateur de ceux que je vis dans mes rêves.

* Pour moi, ceci n'est pas un pléonasme.


Structuration - Déconstruction

Un rêve, je rêve. J'aperçois un individu. Quelqu'un lui pose une question.
J'attends la réponse. J'attends.... J'attends... J'attends... J'attends..........
..... J'attendais... J'attendais... J'attendais........

  C'était un rêve.

Dans toutes propositions artistiques,

il faut qu'il y ait à la base un profond désir de communication.

Communication entre  soi et soi

 soi et l'autre


 soi et les autres


 soi et la société


 soi et l'univers

Et ce dans les trois sens amener les autres à communiquer avec soi

Aimer savoir communiquer

Savoir aimer communiquer

Aimer communiquer le savoir

Savoir communiquer l'amour

Communiquer l'amour du savoir

Communiquer le savoir de l'amour


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libre à vous de cliquer sur ce messager
 
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